Le PS de la Ville de Fribourg dit oui à la fusion du Grand Fribourg

9 septembre 2021

Les membres du PS de la Ville de Fribourg réunis en assemblée extraordinaire le 8 septembre ont décidé, après un débat nourri, de soutenir à l’unanimité le projet de fusion du Grand Fribourg et d’inviter la population à faire de même pour ce projet ambitieux qui permettra à Avry, Belfaux, Corminboeuf, Givisiez, Granges-Paccot, Matran, Marly, Villars-sur-Glâne et Fribourg de gérer leurs ressources avec efficacité et efficience et de bâtir ensemble, avec l’aide du Canton tout entier, une capitale forte et attractive.

Malgré l’une ou l’autre question, les membres, qui regardent vers l’avenir, ont pris à leur compte l’adage qui dit que tout seul on va plus vite mais qu’ensemble on est plus fort et on va plus loin. À la question de l’avocat du diable Elias Moussa, de savoir ce que la gauche de la Ville aurait a gagné avec cette fusion, après être ressortie renforcée des dernières élections communales, Thierry Steiert a pu exposer et convaincre les membres que les enjeux de cette fusion dépassent largement la question du risque de perdre la majorité de gauche au sein des futurs exécutifs et législatifs.

Lise-Marie Graden quant à elle a rappelé l’immense travail d’orfèvre réalisé par les différentes commissions de l’Assemblée constitutive et l’enjeu des grands projets à mener dans les domaines de la mobilité, de l’environnement, de l’économie, de la formation, de la santé, du respect des minorités, du bilinguisme pragmatique, d’une fiscalité attractive et d’un endettement maitrisé.

Le PS de la Ville continuera à accompagner le processus de fusion de manière très attentive, en veillant à ce que le projet final soumis au peuple respecte les lignes rouges que le parti s’est fixées lors d’une assemblée en 2017.

Ainsi, le PS de la Ville se réserve la possibilité de revoir sa position une fois le projet final connu, si la fusion devait déboucher sur un aménagement morcelé qui se contenterait de la somme des politiques d’aménagement actuelles, sur une remise en question des acquis sociaux (par ex. diminution des places d’accueil, abolition de la gratuité des transports publics pour les élèves ou le démantèlement d’une politique actuellement tournée vers l’intégration et le vivre ensemble) ou sur le démantèlement des services à la population.